Elu en janvier président de l’Union européenne du football association (UEFA), Michel Platini s’est fait le chantre de la spécificité sportive sur les plans politiques et économiques dans un univers que beaucoup de patrons de clubs aimeraient voir totalement dérégulé. Un univers où la corruption, la fraude fiscale et le blanchiment s’invitent aussi, ce qui a poussé Platini à solliciter l’appui des chefs d’Etat européens pour contrer «l’omniprésence néfaste de l’argent». Dans l’interview qu’il nous accorde, il annonce que l’UEFA est prête à dédommager les clubs en échange de la mise à disposition de leurs joueurs pour les sélections, ce qui normaliserait les relations - très tendues - entre les clubs et les fédérations. Le président de la fédération allemande parlait à à son propos de «romantisme social à la française». Faux, Platini est un pragmatique. Arsène Wenger, l’entraîneur d’Arsenal, pense que l’avenir du foot appartient aux clubs, et que les équipes nationales c’est du passé. Le football des sélections intéresse le plus, toutes les audiences le prouvent. La finale de la Coupe du monde sera toujours plus suivie que celle de la Ligue des champions. Arsène est un ami, mais s’il entraînait une sélection nationale il dirait exactement le contraire. D’ailleurs, il me semble qu’il commente les matchs d’une équipe nationale [ ceux de l’équipe de France, sur TF1, ndlr], donc c’est que ça doit intéresser les gens ( rires). Mais la tendance n’est-elle pas de voir les clubs devenir les véritables patrons du football international ? Non. Aujourd’hui beaucoup de gens voudraient que le football leur appartienne. Les associations de ligues, les associations de clubs, les associations de tout… mais elles s’en foutent du football [ Michel Platini ne parle jamais de « foot», mais de «football»], elles veulent les retombées. Mais ...
Le big boss du football européen est en mission : sauver le ballon rond de ses démons, le fric et la baston. L'ancien capitaine des Bleus part en croisade. Entretien Le Nouvel Observateur. - Vous avez été élu par 27 voix contre 23 à votre adversaire, le président sortant Lennart Johansson. Cette présidence, c'est l'équivalent d'un quatrième Ballon d'or? Michel Platini. - J'ai voulu ce poste. Depuis l'arrêt de ma carrière de footballeur, c'est la première véritable initiative de ma vie professionnelle. Avant, lors de mes désignations comme sélectionneur des Bleus en 1988 ou comme coprésident du comité d'organisation du Mondial en 1998, on est venu me chercher. Là, il s'agit d'une démarche vraiment personnelle. N. O. - Une victoire que vous devez, dit la rumeur, aux votes en votre faveur des petites fédérations d'Europe centrale... M. Platini. - Je ne crois pas devoir mon élection ...
En défendant hier à Bruxelles la « spécificité » du sport auprès de la Commission européenne, Michel Platini, tout nouveau président de l’Union européenne de football (UEFA), a pris ses marques sur le terrain politique en étant « conscient de la difficulté de la tâche ». « Je suis heureux, car, avec le président (de la Commission européenne) José Manuel Barroso, nous avons exprimé une large convergence de points de vue, notamment pour défendre la spécificité du sport et l’autonomie des fédératio...
Quatre clubs anglais (Arsenal, Manchester United, Chelsea, Liverpool), trois espagnols (Real Madrid, FC Barcelone, Valence) et autant d'Italiens (AS Rome, Inter Milan, Milan AC) : sur les seize formations présentes en 8es de finale de la Ligue des champions, mardi 20 et mercredi 21 février, dix, soit plus de la moitié, viennent seulement de trois championnats. L'UEFA, qui organise la compétition, compte pourtant 52 nations parmi ses membres. Lors de sa campagne pour obtenir la présidence de l'instance dirigeante du football européen, le 26 janvier, Michel Platini a largement manifesté sa volonté de promouvoir un rééquilibrage des forces, en favorisant l'émergence ou la réémergence de clubs ne venant pas des championnats majeurs. Cela lui valut d'être taxé par le préside...
Elu vendredi dernier à la suite d’une bataille acharnée avec le président sortant Lennart Johansson, Michel Platini, nouveau président de l’UEFA va devoir maintenant s’attacher à mettre en place un programme qui, au même titre que sa nomination, ne fait pas l’unanimité. Quand Michel Platini se présente aux jeunes d’aujourd’hui, il se qualifie sans prétention comme étant une sorte "d’ancien Zidane". La jeune génération ignore, en effet, que celui qu’ils verront maintenant le plus souvent en costume à serrer des mains ou remettre la Ligue des Champions à l’équipe vainqueur, fut un joueur de football génial qui fit le bonheur de Nancy, Saint Etienne, la Juventus de Turin et, bien entendu, de l’équipe de France. Sacré Ballon d’Or en 1983, 1984 et 1985, le nouveau président de l’UEFA (Union European Football Association) devra cependant faire appel à son sens de l’esquive, de l’anticipation et à sa volont&eac...
Michel Platini a été, comme prévu, élu président de l’UEFA à Düsseldorf. Il succède à Lennart Johansson, omniprésent président de la fédération européenne de football depuis dix-sept ans. On n’avait plus connu de président de l’UEFA français depuis Jacques Georges en 1990. Que va apporter Michel Platini au football européen? Et quel avantage peut retirer le football français d’avoir un représentant aussi prestigieux à la tête des institutions européennes du football? l’heure où la France entière célébrait les funérailles de l’Abbé Pierre, une autre figure emblématique du pays célébrait, lui, une victoire. C’était à Düsseldorf, en fin de matinée, Michel Platini est élu à la tête de l’UEFA avec quatre voix d’avance sur le président sortant, le suédois Lennart Johansson.
Replacer l'esprit du jeu au premier plan des préoccupations des gouvernants du football européen : le pari pouvait paraître insensé au moment où le sport-roi se préoccupe avant tout d'empiler des revenus colossaux, mais il s'est révélé à la mesure de Michel Platini, qui a été élu à la présidence de l'Union européenne de football (UEFA), vendredi 26 janvier, à Düsseldorf (Allemagne). PARCOURS PALMARÈS DE JOUEUR - Vainqueur de la Coupe de France en 1978 avec l'AS Nancy, champion de France en 1981 avec Saint-Etienne, champion d'Italie en 1984 et 1986 et champion d'Europe en 1985 avec la Juventus Turin. - 72 sélections en équipe de France (meilleur buteur avec 41 réalisations). - Trois Ballons d'or (1983, 1984, 1985). CARRIÈRE DE DIRIGEANT<...
Football . Vingt ans après sa retraite sportive, l’ancien capitaine des Bleus, Michel Platini, brigue ce matin la présidence de la fédération européenne. Mai 1987. Maillot rayé noir et blanc sur les épaules, Michel Platini fait un dernier tour d’honneur en tant que star de la Juventus de Turin. 26 janvier 2007, costume sombre et cravate ajustée, le triple ballon d’or se présente devant les cinquante-deux présidents de fédérations nationales du continent, chargés d’élire ce matin le nouveau président de la Fédération européenne de football (UEFA). Entre son dernier match de Calcio et ce scrutin de Düsseldorf, qui l’oppose au président sortant de l’UEFA Lennart Johansson, vingt années se sont &ea...
Michel Platini a été elu à la maj...
Le grand jour est arrivé pour Michel Platini. L'homme aux 41 buts sous le maillot de l'équipe de France va vivre vendredi, à Düsseldorf, le jour le plus important de sa carrière de dirigeant. Le Français, à la lutte avec le cacique Lennart Johansson pour la présidence de l'UEFA, connaîtra son sort à l'issue du XXIe congrès de l'association européenne. Après avoir mené une campagne sur le terrain et défendu sa philosophie du football en évitant d'entrer dans la polémique avec son rival, Platini s'en remet au vote des 52 présidents de fédération. Depuis juillet 2005 et l'att...
L'ancien capitaine des Bleus est en concurrence avec le président sortant, le suédois Lennart Johansson, pour la présidence de la Fédération européenne de football. Verdict le 27 janvier. "Si vous êtes élu président...?", a commencé un journaliste lors d'un point presse organisé ce vendredi au siège de la FFF (Fédération française de football), boulevard de Grenelle. "Quand... je serai élu président!", l...
Entretien vérité avant l'élection à la présidence de l'UEFA À MOINS de trois semaines de l'élection à la présidence de l'Union européenne de football (UEFA), le 26 janvier à Düsseldorf, à laquelle il se présente face au président sortant, le Suédois Lennart Johansson, Michel Platini est conscient d'aborder, à 51 ans, un tournant crucial de sa carrière. L'homme de sport, l'ex-grand footballeur qui a fait le bonheur de plusieurs générations de supporteurs, se présente pour la première fois devant le suffrage des notables du football européen et sait pertinemment qu'il s'agit d»une des parties les plus difficiles de sa carrière. LE FIGARO. - Quelles sont vos possibilités d'être élu ? Michel PLATINI. - Je ne sais pas. Sincèrement, je ne sais pas. Les jeux sont-ils déjà faits ? Non, je ne pense pas. Il y a une trentaine de fédérations, d'associations qui ont bien défini leur position et une vingtaine sont encore indécises. Donc, tout est encore possible. On dit que les fédérations les plus importantes auraient déjà décidé de voter pour Johansson et contre vous, redoutant une certaine révolution que vous préparez... On ne vote pas pour Johansson, car il ne présente aucun intérêt dans cette campagne. Il ne se présente que pour empêcher mon élection. On peut, en revanche, voter contre Platini. Quel est le programme de Johansson ? Il a dit qu'il irait à la pêche, qu'il irait s'occuper de ses petits-enfants, qu'il continuerait à faire, en définitive, ce qu'il a toujours fait... Et pour ce qui est du vote des fédérations historiques, je vais vous dire : la France votera pour moi, l'Allemagne qui a eu la Coupe du monde votera pour Johansson, et cela est normal, comme l'Espagne. Mais l'Angleterre et l'Italie, elles, ne se sont pas déterminées. Je ne crois pas que les f...
Pour lire le programme de Michel Platini, cliquer ici > http://www.fff.fr/common/ressources/250714.pdf Avec Platini, un autre football est possible. L’ancien international français a dévoilé mercredi son programme sur le site de la Fédération française de football, en vue des élections à la présidence de l’UEFA, l’Union européenne du football. La prof...
Présidence de l’UEFA Michel Platini, candidat à la présidence de l’UEFA, a dévoilé mercredi les "cinq engagements" de son programme, articulé autour de l’universalité des compétitions et l’unité des familles du football en vue de l’élection du 26 janvier. Dans son programme en cinq points envoyé à la presse, l'ancien N.10 de l'équipe de France insiste également sur la nécessité de "conforter la légitimité des élus au sein de l'UEFA" et d'"accroître ...
Candidat à la présidence de l'UEFA, Michel Platini souhaite mettre en place une "autre vision" du football L'ancien capitaine de l'équipe de France répète en effet depuis longtemps que les enjeux financiers ont pris le pas sur le jeu et que le football doit, selon lui, revenir à plus de simplicité. Son objectif est de penser le football en tenant compte en priorité des joueurs mais aussi des supporters, qui sont toute la force de ce sport. Une candidature comme la poursuite de son engagement pour le football Platini se lance d...