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Le football n est pas une tirelire


05/12/2007

Elu en janvier président de l’Union européenne du football association (UEFA), Michel Platini s’est fait le chantre de la spécificité sportive sur les plans politiques et économiques dans un univers que beaucoup de patrons de clubs aimeraient voir totalement dérégulé. Un univers où la corruption, la fraude fiscale et le blanchiment s’invitent aussi, ce qui a poussé Platini à solliciter l’appui des chefs d’Etat européens pour contrer «l’omniprésence néfaste de l’argent».

Dans l’interview qu’il nous accorde, il annonce que l’UEFA est prête à dédommager les clubs en échange de la mise à disposition de leurs joueurs pour les sélections, ce qui normaliserait les relations - très tendues - entre les clubs et les fédérations. Le président de la fédération allemande parlait à à son propos de «romantisme social à la française». Faux, Platini est un pragmatique.

Arsène Wenger, l’entraîneur d’Arsenal, pense que l’avenir du foot appartient aux clubs, et que les équipes nationales c’est du passé.

Le football des sélections intéresse le plus, toutes les audiences le prouvent. La finale de la Coupe du monde sera toujours plus suivie que celle de la Ligue des champions. Arsène est un ami, mais s’il entraînait une sélection nationale il dirait exactement le contraire. D’ailleurs, il me semble qu’il commente les matchs d’une équipe nationale [ ceux de l’équipe de France, sur TF1, ndlr], donc c’est que ça doit intéresser les gens ( rires).

Mais la tendance n’est-elle pas de voir les clubs devenir les véritables patrons du football international ?

Non. Aujourd’hui beaucoup de gens voudraient que le football leur appartienne. Les associations de ligues, les associations de clubs, les associations de tout… mais elles s’en foutent du football [ Michel Platini ne parle jamais de « foot», mais de «football»], elles veulent les retombées. Mais ...


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Platini je ne prepare pas une revolution


09/01/2007

Entretien vérité avant l'élection à la présidence de l'UEFA


À MOINS de trois semaines de l'élection à la présidence de l'Union européenne de football (UEFA), le 26 janvier à Düsseldorf, à laquelle il se présente face au président sortant, le Suédois Lennart Johansson, Michel Platini est conscient d'aborder, à 51 ans, un tournant crucial de sa carrière. L'homme de sport, l'ex-grand footballeur qui a fait le bonheur de plusieurs générations de supporteurs, se présente pour la première fois devant le suffrage des notables du football européen et sait pertinemment qu'il s'agit d»une des parties les plus difficiles de sa carrière.





LE FIGARO. - Quelles sont vos possibilités d'être élu ?


Michel PLATINI. - Je ne sais pas. Sincèrement, je ne sais pas.





Les jeux sont-ils déjà faits ?


Non, je ne pense pas. Il y a une trentaine de fédérations, d'associations qui ont bien défini leur position et une vingtaine sont encore indécises. Donc, tout est encore possible.





On dit que les fédérations les plus importantes auraient déjà décidé de voter pour Johansson et contre vous, redoutant une certaine révolution que vous préparez...


On ne vote pas pour Johansson, car il ne présente aucun intérêt dans cette campagne. Il ne se présente que pour empêcher mon élection. On peut, en revanche, voter contre Platini. Quel est le programme de Johansson ? Il a dit qu'il irait à la pêche, qu'il irait s'occuper de ses petits-enfants, qu'il continuerait à faire, en définitive, ce qu'il a toujours fait... Et pour ce qui est du vote des fédérations historiques, je vais vous dire : la France votera pour moi, l'Allemagne qui a eu la Coupe du monde votera pour Johansson, et cela est normal, comme l'Espagne. Mais l'Angleterre et l'Italie, elles, ne se sont pas déterminées. Je ne crois pas que les f...


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